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Patrimoine religieux

La Basilique

e1_la_basiliquePour revenir aux sources de l'histoire de Notre Dame de la Délivrande, il faut puiser dans les traditions et légendes liées à l’apparition du Christianisme en France. Cela remontrait à l'époque gallo-romaine comme le prouvent de sérieux indices découverts lors de la construction de la basilique, près de l'ancienne chapelle.

Succédant au culte païen à la déesse de la fertilité, Déméter, on attribue la fondation du pèlerinage à Régnobert, évêque de Bayeux mort en 627. La statue de la Délivrande fut aussi célèbre au Moyen-Âge que le Mont Saint Michel. Le roi Louis XI y vint en pèlerin en 1470 et 1473. Une première chapelle a été détruite par les Vikings vers 830, et la statue a été perdue. Elle a été retrouvée vers la fin du 1er millénaire par Beaudouin de Reviers, vicomte de Douvres et propriétaire de la Baronnie. De la chapelle construite vers 1150, il ne reste que 2 arcs romans en plein cintre décorés de zigzags et de frettes crénelées.

Ces vestiges furent un moment conservés dans les bois de la maison des missionnaires puis replacés dans les murs de l'enceinte vers 1960 (visibles aux feux tricolores).


Construite à partir de 1853, l'actuelle basilique a été consacrée le 22 août 1895. Les vitraux posés en 1881 ont été détruits lors du débarquement et remplacés progressivement. Le maître-autel, en marbre polychrome et bronze doré, a obtenu la médaille d'or à l'exposition universelle de 1878. C'est en 1885 que sont posés les stalles en bois de chêne sculpté ainsi que le pavage du sanctuaire en marbre blanc de Maubeuge avec incrustations de couleurs. Le grand orgue a été inauguré en 1886.


L'oeuvre de René Lalique

Chapelle de la Congrégation Notre-Dame de Fidélité

Classé parmi les Monuments Historiques, ce superbe ensemble est une pièce monumentale unique de l'œuvre de René Lalique réalisée vers 1930.

Voulant marquer le Centenaire de leur Communauté par l'embellissement de leur chapelle, les religieuses rencontrent René Lalique. Inspiré par les lieux, et spécialement la lumière qui baigne le chœur, il présente un projet comprenant, outre le Christ en Croix "translucide dont le dessin sobre et l'art dépouillé symboliserait le trait essentiel de la Fidélité", trois verrières, un retable, une porte de tabernacle, des colonnes lumineuses et une lampe de sanctuaire.

Le décors de lys en fleurs, des boutons et des tiges, est composé de pavés en demi-cristal blanc en relief (jusqu'à 4 cm d'épaisseur) satiné-brillant sur un fond satiné-mat de 2 cm d'épaisseur.

L'exposition aux contraintes climatiques et les effets du bombardement lors de la seconde guerre mondiale ont révélé une maîtrise imparfaite du cycle de refroidissement lors de la réalisation.


Les œuvres maintenant restaurées sont réinstallées à leurs places d'origine et l'on peut voir quelques pièces avant et après traitement, illustrées par des photos d'époque et différents projets des Monuments Historiques pour la réhabilitation de cette œuvre majeure de René Lalique.

Cette chapelle a un grand intérêt historique car elle est une des premières expressions monumentales en dalles de verre, technique architectural dont René Lalique a été le précurseur et qu'il avait mise en œuvre la première fois pour l'immeuble de Coty à New York dès 1912. Pour les visites : Tél. 02 31 37 30

L'ancienne chapelle

De la chapelle construite vers 1150 sur les lieux de la découverte de la statue de la vierge noire par Beaudoin de Reviers, vicomte de Douvres, et propriétaire de la Baronnie, il ne reste que ces vestiges : deux arcs romans en plein cintre décorés de zigzags et de frettes crénelées. Ces vestiges furent un moment conservés dans les bois de la maison des missionnaires puis replacés dans le mur d'enceinte vers 1960 (aux feux tricolores).

Le musée des manteaux de la Vierge

À une époque qu'il est difficile de préciser, on a pris l'habitude de vêtir d'une robe et d'un manteau d'apparat les statues de la Vierge qui étaient l'objet d'une vénération importante. La statue de Notre-Dame de La Délivrande est donc " habillée " ; plusieurs fois par an, on change sa robe et son manteau.

Au total, sa " garde-robes " atteint la vingtaine de vêtements. Des pèlerins les ont offerts au cours des ans ; certains sont de très belles œuvres d'art. Le " Musée des manteaux de la Vierge " en présente la collection. Depuis le lourd vêtement en drap d'or du Couronnement (1872) jusqu'au manteau de la Merci-Dieu (1992), en passant par celui qui est sorti de l'atelier de Nina Ricci (1960)…

En plus de ces robes et de ces manteaux, les vitrines du Musée contiennent des vêtements liturgiques (chapes et chasubles) de très belle facture, ainsi que des objets du culte, offerts à la Basilique de La Délivrande.

Musée fermé actuellement.

L'église Saint Rémi

Située dans le centre du village près de la Baronnie, cernée de maisons anciennes, l'église Saint Rémi de Douvres apparaît de loin dans un écran de verdure.

Le chœur gothique datant de la fin du XIVème début XVème s'ouvre sur deux collatéraux. Le nord partant de la tour fut profondément remanié en 1835, mais le petit portail est primitif. Le sud avait la même hauteur que le chœur et était un bel ouvrage de pierres, fut détruit presque entièrement, reconstruit en 1832 puis, après un coup de foudre en 1932.

Le clocher comporte une tour et une flèche. La tour à l'origine était bâtie hors de l'église et est constituée de trois étages. La chapelle nord masque en partie la base de la tour.

La flèche semble dater du XIIème siècle et est relativement peu élancée, ce qui a permis l'établissement de clochetons d'angle qui sont remarquables. La tour est romane et la flèche gothique.

L'église a pour patrons Saint Rémi et Saint Laurent. A l'emplacement actuel de l'orgue, il y avait autrefois une chapelle dédiée à saint Rémi, avec un retable en bois encadrant un tableau peint par Ledien en 1855, représentant le baptême de Clovis par saint Rémi (tableau exposé à Reims à l'occasion de la Commémoration du 15ème Centenaire de cet événement).

La chapelle de droite comporte un retable avec une toile peinte par Sellier en 1884 et représentant le martyr de Saint Laurent.
Face à l'orgue on peut remarquer une petite statue de Saint Régnobert datant du XVIIIème siècle.