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Patrimoine civil

La Baronnie

Située au cœur de Douvres, près de l’église Saint Rémi, la Baronnie comprend aujourd’hui dans un espace clos d’environ trois hectares :

  • un grand logis
  • un petit logis
  • les vestiges d’une chapelle des XIIe - XIIIe siècles
  • une porterie du XVe siècle
  • des dépendances plus récentes (écurie et fermette)

Tous ces éléments, hormis les dépendances, sont classés monuments historiques depuis 1995.

C’est là aussi que se trouve dans une dépression que l’on appelle ‟ la cuve ˮ la source de la Douvette, le cours d’eau qui après avoir traversé Douvres se jette en mer à Luc.

 
  

Un peu d’histoire...

Le manoir épiscopal de Douvres, appelé aujourd’hui «  La Baronnie », est, au Moyen Age, le cœur d’un vaste ensemble de fiefs composant la Baronnie de Douvres, l’une des sept baronnies tenues par l’évêché de Bayeux. C’est également le centre d’un domaine agricole et une résidence de campagne des évêques de Bayeux, barons de Douvres.

Constitué progressivement à partir du XIe siècle notamment grâce aux donations de Sansom, futur évêque de Worcester et de son fils Richard, évêque de Bayeux de 1107 à 1133, le domaine douvrais est complété par des acquisitions ultérieures. La construction des bâtiments débute, vraisemblablement, à la fin du XIIe siècle. Le grand logis date pour l’essentiel des XIIIe et XIVe siècle. Il sera remanié au XVIIe siècle. La qualité architecturale de l’ensemble témoigne de l’intérêt porté par les évêques de Bayeux à cette résidence. Confisqué à la Révolution, le domaine est vendu et les bâtiments, utilisés à des fins agricoles, se dégradent.

Le cadastre de 1811 atteste d’un domaine qui s’étendait alors jusqu’à l’église Saint Rémi sur environ 5.5 hectares ; il est amputé de près de la moitié par la ligne de chemin de fer Caen-Courseulles construite vers 1875.

En juin 1944, «  la Baronnie » sert de dispensaire puis, dans les années 1960-1970, sous l’impulsion d’Agnès Aignan, usufruitière du domaine, elle est un lieu actif de manifestations culturelles. En 1975, la ville de Douvres achète la nue-propriété du domaine, et en 1986, à la mort d’Agnès Aignan, enterrée dans le ‟ jardin bleuˮ proche du grand logis, la Baronnie devient propriété communale.

...et d’archéologie

Le site de la baronnie a fait l’objet de plusieurs études : tout d’abord de recherches par Edward Impey, archéologue britannique, en 1993 dans le cadre d’un « rapport de prospection thématique sur l’architecture seigneuriale en Basse Normandie (1050-1350) puis de fouilles et d’analyse du bâti effectuées par Oxford Archéologie avant la restauration des logis et enfin d’un diagnostic de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives avant aménagement des espaces.

Ces études ont mis en évidence une occupation du site dès les VIIIe –IXe siècles et la présence de bâtiments aujourd’hui disparus. Elles ont permis une approche non encore confirmée de l’évolution du site au cours des siècles.

Les éléments les plus anciens du bâti ont été identifiés sur le petit logis, ils remontent à la seconde moitié du XIIe siècle. Le petit logis, bâtiment résidentiel, a subi de nombreuses transformations par la suite.

Le grand logis édifié pour partie au XIIIe siècle pour servir de résidence a été agrandi au XIVe après disparition de l’aula extérieure, la grande salle de réception qui y était accolée. Il a été transformé au XVIIe par la création d’une porte d’entrée, d’un escalier à double volée et la modification des niveaux des salles. Sa restauration entreprise en 2009 à l’initiative de la municipalité de Douvres et sous la direction des Monuments historiques, s’est achevée début 2012 ; elle restitue ce qu’était la Baronnie du temps des évêques : une grande salle majestueuse du XIIIe à l’étage et deux salles et un magnifique cellier vouté du XIVe siècle.

 

 

 

La pharmacie Lesage

 

 

La pharmacie (inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, le 7 avril 1975) fut construite en 1901, par M. Georges Lesage, sur les plans de l'architecte caennais Rouvray, émule d'Hector Guimard.

La pharmacie est une maison baroque de trois étages, dans le style composite du début du siècle : lucarnes de style Louis XIII, console de fenêtre Louis XIV, fenêtre romane, tour d'escalier de la façade arrière d'inspiration médiévale, tout cela allié au style contourné propre aux années 1900 dont Hector Guimard fut chef de file. Les ferronneries en particulier ainsi que la forme des fenêtres sont très représentatives de cet esprit.

Le portail d'entrée est l'élément le plus pittoresque de cette construction, avec sa grille florale, sa vitrine dont le cintre est en forme de pétale, sa porte démesurément haute et étroite. Malheureusement, tous les vitraux de la façade ont disparu et ont été remplacés par des vitres ordinaires.A l'intérieur, subsistent la galerie supérieure avec balustrade en fer forgé, la cheminée de bois, le comptoir et le carrelage orné de motifs floraux et végétaux.

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voir site de la Baronnie

 

 

 

 

 

 

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La Justice de Paix 

 

 

Autrefois les petits litiges se réglaient devant le juge de paix. Il y avait un siège de justice de paix dans chaque canton. A Douvres jusqu'en 1914, les audiences se tenaient dans les locaux de l'ancienne gendarmerie. En 1912, Monsieur Lesage, Maire de Douvres, décide de transformer la gendarmerie et la justice de paix. Monsieur Aumasson, architecte, est alors chargé du projet. Ce bâtiment sera construit en bordure de la rue principale.

La justice de Paix

C'est donc depuis 1914 que la justice a été rendue dans cet immeuble, pour les petits litiges civils. Mais la salle des séances était aussi utilisée pour les mariages, pour les " Conseils de Révision " et pour diverses réunions (comices agricoles, etc...). Les audiences avaient lieu une fois par semaine, ce qui créait une certaine animation dans le bourg. On envoyait les enfants vérifier l'heure à l'horloge de ce qui était couramment appelé " l'Hôtel de Ville ".

De 1958 à 1967, les instances cantonales ont été regroupées dans les grandes villes. La recette locale des impôts s'installe alors au rez-de-chaussée, tandis que la grande salle sert aux réunions et activités associatives.

 

 

La façade de la Maîtrise

Gilles Buhot, chapelain du Pèlerinage, entreprit en 1644 de fonder à la Délivrande le premier grand séminaire du diocèse.

Le village était pieux, tranquille, il y avait de l'espace pour construire. En outre le chanoine possédait une fortune personnelle assez importante.

Il était évident que l'humble maison des chapelains, qui continuait le chevet de la chapelle, ne pouvait suffire.

La construction de cet important bâtiment en style Louis XIII commença donc à cette époque.

Il en reste aujourd'hui une très belle façade qui sert actuellement de porche d'entrée du collège " Maîtrise Notre-Dame ".

La façade de la Maîtrise